Zoom sur l’art numérique : le phénomène Hatsune Miku

Aujourd’hui l’art digital (art intégrant la technologie dans son processus économique ou dans l’oeuvre elle-même) rencontre un franc succèsHatsune Miku

auprès des amateurs du numérique. En témoigne le phénomène venu du pays du soleil levant: Hatsune Miku.

Cette chanteuse virtuelle aux traits de manga a conquis le coeur des Japonais avant de séduire le monde entier. En 2012, à Tokyo,un « opéra vocaloïde », a été créé à partir de l’oeuvre Hatsune Miku. Ce spectacle a été conçu par le musicien Keiichiro Shibuya et a remporté un grand succès puisqu’il fait l’objet d’une tournée internationale à l’heure actuelle. Il est ainsi possible de voir « The end » à Paris, au Théâtre du Chatelet du 12 au 15 novembre 2013.

Hatsune Miku a été créée via le logiciel de synthèse vocale Vocaloid conçu par Yamaha en 2004 au Japon. Toute personne peut ainsi chanter, puis les voix sont synthétisées. Les voix désincarnées sont alors « réincarnées » notamment dans le personnage de Hatsune Miku, qui se traduit par « premier son ».

Le succès est au rendez-vous, puisque des milliers de fans se sont passionnés pour cette jeune adolescente de 16 ans aux couettes bleues, notamment suite à la sortie d’un logiciel en 2008 permettant d’animer le personnage et d’accompagner la voix par des chorégraphies. En 2010, le cd de ses chansons les plus connues arrive en tête des ventes au Japon, s’en suit alors une tournée internationale, où ses fans du monde entier remplissent des stades entiers pour aller l’applaudir.

L’engouement est tel, que la vocaloïde a été exposée au Mori Museum de Tokyo lors de l’exposition « All you need is LOVE : from Chagall to Kusam and Hatsune Miku, de nombreuses marques ont exploité son image pour des publicité, et un grand couturier, Marc Jacob, lui a même confectionné ses tenues de scène pour « The End ».

L’art digital s’étend à d’autres domaines que celui de l’art lyrique, en effet on le retrouve également dans les domaines du cinéma, de la photographie, de la vidéo, de l’animation, des installations interactives, les arts en réseau, etc.

Cette nouvelle forme d’art n’est pas sans susciter débats et maintes questions : est-ce que la personne qui code peut être assimilée à un artiste ? Est-ce qu’un objet technologique peut être considéré comme étant de l’art ?

Ces questions n’ont pas trouvé de réponses certaines et laissent ainsi le public apprécier selon ses propres convictions si l’art digital est un art.

Il faut préciser néanmoins, que le Code de la Propriété Intellectuelle, visant à protéger toutes formes de créations, prévoit que le code et donc l’art digital est une oeuvre de l’esprit susceptible d’être protégée par le droit d’auteur.

Ce qui est sûr c’est que l’art digital-numérique est un art en plein essor qui rencontre de plus en plus d’amateurs.

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