BANKSY

Because I'm worthless - Banksy

Street Artist

Biographie

Banksy laisse planer le mystère quant à sa réelle identité. Il tient en effet à garder son anonymat illustrant parfaitement la philosophie du mouvement du Street Art qui consiste à réaliser des œuvres dans le plus grand secret. La seule information qui semble être valable est que Banksy serait originaire du Royaume-Uni. Il semblerait que ce soit plus précisément de Bristol car c’est la ville où Banksy a fait ses premières armes sous l’influence du mouvement Trip hop. Il s’agit d’un genre musical dont le rythme est celui du hip hop mais auquel s’ajoute diverses influences telles que le jazz, le blues, l’électro, la soul, le rock, etc. On peut assimiler à ce groupe des artistes comme Massive Attack, Portishead, Björk, Tricky, etc. Il a débuté dans le street art avec le groupe Bristol’s DrybreadZ Crew (DBZ) en 1992-1994, aidant ses amis Kato et Tes.

Tout comme d’autres street artits tels qu’Ernest Pignon-Ernest, Miss Tic, Jef Aérosol ou Blek le rat, Banksy cherche à travers ses œuvres à faire passer des messages engagés politiquement ou alors empreints de poésie et d’humour, en utilisant quelques techniques Warholiennes. Il réalise principalement des pochoirs qu’il a préparé en amont dans son atelier, utilisant ensuite la peinture aérosol voire la peinture à la main quelques fois. Il semblerait qu’il ait choisi de réalisé des pochoirs très élaborés, suite à une poursuite policière à laquelle il a réussi à échapper.

Ses œuvres sont donc des représentations humoristiques associées quelques fois à des slogans où les personnages sont régulièrement des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes âgées, des personnes célèbres. Son discours artistique est très anticonformiste et anticapitaliste.

Sa détermination à se faire entendre se retrouve dans tous ses dessins, et certaines de ses performances lui vaudront une renommée internationale. Ainsi en 2004, afin de dénoncer et de questionner les londoniens sur les circonstances de la mort de la princesse Diana, Banksy fait imprimer des faux billets de 10 livres à l’effigie de la défunte princesse, et en remplaçant Bank of England par Banksy of England.

Une de ses œuvres les plus remarquables est son engagement contre la guerre israélo-palestinienne appelé projet « Santa’s Ghetto ». Pour ce faire, il a créé des peintures sur le mur de Bethléem et aux abords du camp d’Aida, afin de redonner espoir aux populations. Il est très vite rejoint par d’autres street artist tels que Ron English, faisant ainsi de ce mur une véritable toile artistique, où l’on peut notamment observer une petite vietnamienne brûlée au napalm tenant par la main Mickey Mouse et Ronald Mc Donald.

Son engagement politique se retrouve également dans sa réalisation d’une poupée gonflable à taille réelle posée in situ dans le décor d’une attraction du parc de Disneyland en Californie, en uniforme orange comme ceux de Guantanamo.

Banksy se tourne également vers le cinéma, en réalisant le documentaire « Faites le mur ! » présenté au Festival du film de Sundance en 2010. Ce film lui vaudra la nomination à l’Oscar du meilleur film documentaire en janvier 2011.

En véritable street artist, Banksy ne délaisse pas la rue, et réalise à Londres et New York principalement des œuvres in situ sur des murs et camions.

Il a fait récemment parler de lui en prenant le marché de l’art à contrepied. En effet, il a installé un stand éphémère à Central Park, sur un trottoir. Il a mis en vente certaines de ses œuvres à 60 $ pièce alors qu’elles se vendent 160 000 $ en  galerie. Il récoltera en une journée 420 $ correspondant à la vente de seulement 8 de ses œuvres.

Il s’agit d’une dénonciation du marché de l’art et de ses bulles spéculatives. Il faut préciser qu’en 2013, deux de ses œuvres, « Slave Labour » et « No Ball Games », pochoir exécuté sur un mur en 2012 pour la première, et en 2009 pour la deuxième, se sont retrouvés en vente dans une maison aux enchères sans que Banksy n’en soit informé ou ait donné son accord. En effet les propriétaires des murs, n’ont pas hésité à les découper pour les vendre.

Les propriétaires devaient avoir en tête les sommes folles qui ont été déboursées par certains collectionneurs pour obtenir par exemple « Keep it Spotless », vendue 1 230 000 € chez Sotheby’s New York le 14 février 2008, ou encore « The Rude Lord », vendue 463 000 € chez Sotheby’s Londres le 12 octobre 2007.

Site de référence

Site de l’artiste 

Où trouver ses œuvres ?

Galerie Bartoux Elysées

Andipa Gallery 

Black Rat Projects 

Puccio Fine Art

Commentaires et questions

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier !

    Laisser un commentaire

    • Rechercher un artiste