BASQUIAT Jean- Michel

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1960-1988

Biographie

D’origine portoricaine et haïtienne, Basquiat est le 22 Décembre 1960 à Brooklyn dans l’Etat de New York. Il est mort prématurément à New York en 1988 à la suite d’une overdose à l’âge de vingt-sept ans. Basquiat appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 70.  Il devient vite un peintre d’avant-garde très populaire. Le mouvement underground est né largement porté par l’énergie d’un style pictural naïf et spontané.

La mère de Basquiat, Matilde, est new-yorkaise d’origine portoricaine, et son père,Gérard, est d’origine haïtienne. L’artiste a deux jeunes sœurs : Lisane, née en 1964, et Jeanine née en 1967. Enfant surdoué, Basquiat sait lire et écrire à l’âge de quatre ans. Il parle couramment trois langues à huit ans. Sa mère est sensible à l’art et consciente de la vivacité de son fils, elle l’emmène ainsi régulièrement au MoMA.  Cela encourage bien évidemment le jeune Basquiat et l’encourage à développer ses talents de dessinateur.

Basquiat est percuté par une voiture en 1968 alors qu’il joue dans la rue. Il n’a que 8 ans. Il est blessé au bras et souffre de lésions qui nécessitent l’ablation de la rate. Pour qu’il s’occupe pendant sa convalescence à l’hôpital, sa mère lui offre un livre d’anatomie intitulé Henry Gray’s Anatomy of the Human Body (plus connu sous le nom de Gray’s Anatomy). Cet ouvrage occupe une place importante dans l’oeuvre de Basquiat. Il l’influencera en effet fortement.

Egalement en 1968, ses parents se séparent. Il part , avec ses deux soeurs vivre chez leur père pendant 5 ansSes deux jeunes sœurs et lui partent vivre pendant 5 ans chez leur père, puis la famille déménage en 1974 à Porto Rico. Après deux ans , ils regagnent New York. Jean-Michel a 15 ans. Basquiat intègre alors une école spécialisée à la méthode d’enseignement particulière. En effet, cette école s’appuie sur un apprentissage pratique. C’est dans cette école qu’il rencontre Al Diaz, un graffeur avec qui il deviendra très ami. En décembre 1976, il fugue dans Greenwich Village, errant une semaine autour du Washington Square Park. Il est finalement arrêté et ramené à son père.

Basquiat abandonne l’école secondaire avant la fin de ses études, quitte la maison paternelle d’où il est définitivement banni, et part s’installer avec des amis. Il subvient à ses besoins en vendant  dans la rue des T-shirts et des cartes postales qu’ils fabriquent et en travaillant dans une boutique de vêtements.

En 1976, Jean-Michel Basquiat et ses amis Al Diaz et Shannon Dawson commencent à graffer à proximité des galeries de Manhattan. il commence à signer ses graffitis du nom de SAMO (pour « Same Old Shit » ce qui peut se traduire par « la même vieille merde ») accompagné d’une couronne et du sigle du À la même époque Keith Haring recouvre les murs de Radiant Babies. SAMO intrigue. Il finit par se faire une réputation au sein de la scène d’art d’East Village. Il est invité à une émission de télévision de Glenn O’Brien, et un article lui est consacré en 1978 dans The Village Voice. Il continuera à graffer en solo jusqu’en 1979, signant la fin du projet par l’inscription SAMO IS DEAD sur les murs de SoHo. La même année, il fonde le groupe de noise rock Gray avec Shannon Dawson, Michael Holman, Nick Taylor, Wayne Clifford et Vincent Gallo.

En 1980, il joue son propre rôle dans le film indépendant Downtown 81d’Edo Bertoglio, écrit et produit par Glenn O’Brien4. O’Brien présente Jean-Michel à Andy Warhol, avec qui il collaborera plus tard. En juin, Basquiat gagne en notoriété grâce à sa participation auTimes Square Show, une exposition collective d’artistes commanditée par Colab and Fashion Moda. La même année, la manifestationNew York / New Wave le conduit à exposer auprès de Keith Haring, Andy Warhol et Robert Mapplethorpe. Encouragé par ce succès, il quitte le groupe Gray.

En 1981, René Ricard publie un article élogieux intitulé The Radiant Child (l’Enfant Radieux) dans le magazine Artforum, propulsant la carrière de Basquiat. Annina Nosei organise la première exposition personnelle de Jean-Michel Basquiat à New York.

Sa peinture passe de la rue au tableau. Son univers mélange les mythologies sacrées du vaudou et de la Bible en même temps que la bande dessinée, la publicité et les médias, les héros afro-américains de la musique et de la boxe, et l’affirmation de sa négritude. Il définit ainsi une contre-culture urbaine, underground, violente et anarchique, pétrie de liberté et de vitalité. En 1982, Basquiat est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel en Allemagne. L’année suivante, il est le plus jeune et premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.

La galeriste Annina Nosei lui propose de s’installer dans le sous-sol de la galerie, le finance pour qu’il achète des toiles grand format, et organise sa première exposition personnelle. Il collabore à l’exposition de groupe Transavanguardia Italia / America organisée par Achille Bonito Oliva, qui expose ses travaux aux côtés d’artistes néo-expressionnistes tels que Keith Haring et Barbara Kruger, Julian Schnabel, David Salle, Francesco Clemente et Enzo Cucchi. Basquiat quitte la Galerie Annina Nosei avec fracas à la fin de l’année, passe l’hiver dans un luxueux hôtel de Los Angeles et dépense d’importantes somme d’argent en drogue.

Au mois d’août 1983, il loue un atelier appartenant à Andy Warhol. Ce dernier lui suggère de suivre des cours de dessin anatomique à la New York Academy of Art, et lui recommande de placer son argent. En novembre, sous la direction de Bruno Bischofberger, marchand de Basquiat, débutent « les collaborations » qui réunissent Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol et Francesco Clemente.

En 1985, Basquiat fait la couverture du The New York Times Magazine pour le numéro intitulé New Art, New Money: The Marketing of an American Artist (« Art nouveau, argent nouveau, le marketing d’un artiste américain »).

En 1983, il rencontre le célèbre Andy Warhol. Basquiat voulait devenir célèbre et a tout fait pour réussir. Andy Warhol était la clé de la stratégie de Basquiat. Il cherche à le rencontrer et « possède même une photo de lui au-dessus de son lit ». Il l’aborde tout d’abord dans un restaurant pour lui proposer ses cartes postales puis se rend dans l’atelier de l’artiste. Petit à petit, ils s’attachent très fortement et deviennent bons amis. Il commence à s’afficher dans des lieux publics à la mode. Ils finissent par créer plus d’une centaine de toiles ensemble. Basquiat représente d’ailleurs son ami sous la forme d’une banane,Brown Spots (Portraits of Andy Warhol as a Banana).

Ces deux artistes possèdent un style qui leur est propre et sont deux légendes de l’art contemporain. À deux, ils donnent le résultat d’une collaboration pleine de succès et d’originalité. Pour Warhol, Basquiat était « un miroir reflétant ce qu’il a été, ce qu’il est et aurait rêvé d’être. » La rencontre de Basquiat avec Andy Warhol fut donc marquante sur le plan artistique mais également personnel.

En 1985, ils réalisent ensemble des toiles qu’ils exposent à Zurich, mais qui sont très critiquées. Warhol serait accusé d’exploiter et de « manipuler » son ami. Ceci est censé marquer la fin de leur amitié sincère tant les critiques sont mauvaises. Basquiat ne se remettra jamais de la mort d’Andy Warhol en février 1987. Profondément affecté , il commence à mener une existence dissolue. Il crée très peu.

En 1988, après une année et demie d’absence, Basquiat expose à nouveau. Malgré le succès de son exposition, il se rend à nouveau à Hawaï au mois de juillet, afin de se défaire de sa toxicomanie. Il rentre à New York le 2 août et déclare en avoir fini avec la drogue. Dix jours plus tard, Jean-Michel Basquiat est retrouvé mort dans son appartement d’une overdose d’héroïne et de cocaïne.

À 27 ans, Basquiat laisse derrière lui une œuvre de plus de 800 tableaux et 1 500 dessins. Après sa mort prématurée en 1988, il laisse une œuvre considérable habitée par la mort, le racisme et sa propre destinée. Sa vie brûlante et explosive, mêlant le star-système et la révolte, a inspiré en 1996 le film « Basquiat » du peintre et cinéaste Julian Schnabel.

S’étant toujours défini comme un peintre influencé par son environnement urbain quotidien, les racines de sa pratique «expressionniste primitiviste» sont à trouver du côté d’une peinture européenne d’après-guerre, celle de Jean Dubuffet, réfractaire à l’«asphyxiante culture» ou celle de Cobra, ainsi que du côté de la grande tradition américaine de Robert Rauschenberg à Cy Twombly.

La carrière de Basquiat compte trois périodes importantes.

De 1980 à fin 1982, Basquiat fait de la peinture sur toile. Le plus souvent, il représente des personnages squelettiques et des visages qui ressemblent à des masques. Ces motifs mettent en avant une certain obsession du rapport de l’homme avec la mort. Il peint également des éléments tirés de sa vie dans la rue : voitures, bâtiments, policiers, jeux d’enfants, graffitis…

De 1982 à 1985, Basquiat présente des peintures sur panneaux de toutes matières et de toutes formes, et des tableaux individuels avec traverses intermédiaires visibles, une surface dense avec des écritures, des collages, et des représentations sans relation apparente les unes avec les autres. Ces travaux révèlent un fort intérêt pour l’identité noire et hispanique de Basquiat, son identification avec les personnages noirs historiques ou contemporains, et les événements qui leur sont liés.

Enfin, la dernière période, débute vers 1986 et dure jusqu’à sa mort en 1988. Elle montre un nouveau genre de peinture figurative, dans un style différent avec des sources, des symboles et un contenu contrastant avec ses autres peintures.

Basquiat et le marché de l’art

S’il ne devait y en avoir qu’un, ce serait lui. Le n°1 des artistes vedettes du marché de l’art. Selon Artprice, Basquiat est d’ailleurs le numéro un des ventes d’art contemporain dans le monde. Tout collectionneur qui se respecte se doit d’avoir son Basquiat. En témoignent Peter Brant, Eli Broad, Bernard Arnault, Philip Niarchos,Édouard Carmignac ou encore Laurence Graff.

La côte de Basquia atteint aujourd’hui des sommets.  En effet, à sa mort, en 1988, ses œuvres ne dépassaient pas les 100.000 dollars. Depuis, elles ont franchi la barre des dix, vingt, trente millions, pour atteindre un record à 48,8 millions de dollars en mai dernier, à New York, pour Dustheads , une toile de 1982 estimée par Christie’s 25 à 35 millions de dollars.

La folie Basquiat qui gagne le marché n’était pas une evidence il y a 20 ans «Quand je l’ai rencontré, en 1982, grâce à sa galeriste Annina Nosei, qui fut la première à l’exposer à New York, il fallait avoir la foi, explique le marchand parisien Daniel Templon. Basquiat était souvent agressif et parano. Il fallait être tenace pour acheter ses œuvres qui valaient à peine 2500 dollars, car son travail était sous contrôle de son marchand zurichois Bruno Bischofberger. Quand j’ai vu les limousines défiler dans ce quartier pourri, j’ai compris que la gloire était devant lui.»

Sites officiels

site sur l’artiste 1

site sur l’artiste 2

Où trouver ses oeuvres?

Gagosian Gallery

Galerie Tornabuoni Art

Galerie LC- Paris

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