FEHER Laszlo

Balkon, 1988

PeintreLazlo FEHER-Peintre-Artcontemporain-Artransfer

Né en 1953

Biographie

Feher a commencé dans les années 70 par des oeuvres photo-réalistes. L’hyperréalisme à l’époque était une insulte contre l’art officiel, d’autant plus que l’artiste avait le goût d’une approche sociographique. Les scènes banales qui relèvent de la triste vie quotidienne, sont sans perspectives, même si ses personnages sortent de la bouche du métro.

Immédiatement admis aux Beaux-Arts de Budapest, Laszlo Feher a découvert l’avant-garde à la Documenta de Cassel, dans les galeries parisiennes ainsi qu’à Bâle, à Zürich et ailleurs. A Rome, la fontaine de la Villa d’Este lui inspire une toile avec la silhouette transparente de Liszt.Par la suite, dans les années 1980, des silhouettes au contour marqué sur un fond de paysage souvent désertique peuplent les tableaux. Cette présence fantomatique marque à la fois l’éphémère de la condition humaine face à un environnement plus pérenne, mais montre aussi une sorte de quête pour arriver à toucher l’intouchable, à cerner l’indiscernable, une présence de l’existence à la fois concrète et impossible à circonscrire dans une corporalité fixe. Rapidement, ses oeuvres quittent la Hongrie et il est exposé à l’ Espace Electra à Paris, aux côtés d’Andy Warhol, à la FIAC, au Musée du Jeu de Paume, dans le cadre d’une exposition collective sous le titre emblématique L’autre moitié de l’Europe, ou encore lors de l’exposition Ré-conciliation à Bobigny. La liste des expositions auxquelles il a participé est longue, de l’Autriche jusqu’aux Etats-Unis et il se rappelle de ses passages à la Biennale de Venise (surtout de la première fois lorsque Katalin Néray, commissaire de l’époque, l’a aidé et où Monsieur Ludwig l’a découvert et a acheté toute la série des toiles qu’il y exposait).

Laszlo Feher a découvert le judaïsme, religion qu’il a faite sienne et, au-delà de ses représentations de Juifs hassidiques, le côté énigmatique de ses toiles doit beaucoup à la philosophie mystique juive, souligne la philosophe Ágnes Heller. Pour cette dernière, l’art de László Feher est comme un roman-fleuve dont lui-même ne connaît pas encore le dénouement.Les toiles plus récentes montrent les femmes et les hommes que croise ou côtoie le peintre : sa fille Judit, des religieux en prière à Jérusalem, une amie philosophe, les sans domiciles fixes installés dans le square en bas de chez lui… Au sujet de ces tableaux, Feher explique « … ces tableaux qui agrandissent et rendent spectaculaires des sans-abris constituent une sorte de présentation symptomatique de la réalité de la société postsocialiste en Hongrie, montrant nos problèmes « ici et maintenant ». Laszlo Feher a cet humanisme chaleureux qui offre au regard un peu de son intimité pour un partage d’émotions. Ses tableaux singuliers font naître des souvenirs communs, des images familières, mais aussi des interrogations plus métaphysiques autour des thèmes de l’incarnation, de l’éphémère des situations et de la permanence des états, de la recherche d’une Vérité qu’on sait être insondable.

Site officiel

site de l’artiste

Où trouver ses œuvres ?

Orel Art

38 Rue Charlot, Paris

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