GIACOMETTI Alberto

Alberto Giacometti - L'homme qui marche, 1927

Sculpteur

Né en 1901, Mort en 1966

Alberto Giacometti

Biographie

Alberto Giacometti était prédestiné à devenir un grand artiste. En effet, son père, Giovanni Giacometti (1868 – 1933) peintre impressionniste suisse, et son parrain, Cuno Amiet (1868 – 1961)peintre symboliste, l’initient très tôt au monde de l’art. Le jeune Alberto réalise sa première toile, « Nature morte aux pommes » à 14 ans, et sa première sculpture « Tête de Diego sur socle » dans la foulée. Il sera ensuite formé par le sculpteur Antoine Bourdelle, son professeur à l’Académie de la Grande Chaumière à Paris. Il y réalisera ses premiers nus ainsi que des premières sculptures aux tendances cubistes sous l’influence Jacques Lipchitz et de Fernand Léger.

Mais le travail de Giacometti est surtout empreint de l’influence de l’art africain et océanien, ce que l’on retrouve dès 1927 dans ses sculptures « La Femme cuillère », « Le Couple » exposées toutes deux au Salon des Tuileries à Paris. Mais c’est avec sa série de femmes et de têtes plates que Giacometti va rencontrer le succès, en décrochant un contrat avec la galerie de Pierre Loeb qui expose les Surréalistes. La dimension totémique presque hallucinée que l’on trouve dans les sculptures d’art africain et océanien, est très présente dans le travail de Giacometti qui délaisse toute représentation naturaliste et académique au profit de la magie.

Si Giacometti n’adhérera au mouvement surréaliste dont André Breton a écrit le manifeste, que quatre années (1931-1935), l’influence de ce mouvement marquera à vie toutes ses œuvres quant à la vision onirique, le montage et assemblage, les objets à fonctionnement métaphorique, le traitement magique de la figure. A l’inverse Giacometti marquera lui aussi le mouvement, en s’imposant comme l’un des rares sculpteurs du groupe. C’est l’obsession de Giacometti pour le traitement de la figure, symbole du mystère humain, qui aura pour conséquence son exclusion du groupe.

Outre les sculptures à but purement ornemental, Giacometti s’est également passionné, dès 1930, pour la création d’objets utilitaires toujours en s’inspirant de l’art antique et primitif. Il a ainsi conçu des lampes, vases et appliques vendues par le décorateur avant-gardiste Jean-Michel Frank, mais également des bas reliefs en plâtre ou terre-cuite notamment pour l’hôtel particulier des Louis-Dreyfus à Paris.

En 1944-45, revenu s’abriter en Suisse durant la 2nde guerre mondiale, Giacometti va réaliser « La Femme au chariot » qui sera le modèle de toute ses figures debout d’après guerre. Il commence à concevoir ses célèbres hautes figures filiformes. Sa relation contractuelle avec le galeriste new-yorkais Pierre Matisse lui permet de faire fondre en bronze certaines de ses sculptures.

A partir du milieu des années 1950, Giacometti décide de se consacrer à la création uniquement de têtes, bustes, et figures.

A la fin de sa vie, son travail est salué et remarqué puisqu’il obtient le prix Carnegie International en 1961, le grand prix de la sculpture de la Biennale de Venise en 1962, le prix Guggenheim en 1964, et le Grand Prix international des Arts décerné par la France en 1965.

En 1963, il s’investit dans la collection de la Fondation Maeght en offrant pour le prix de la fonte de nombreux bronzes. Il s’investira également dans le projet de création de sa propre fondation, à la fin de sa vie. C’est sa femme qui jusqu’à sa mort se sera battue pour défendre les intérêts des œuvres de son mari, et qui créera par testament la Fondation Alberto et Annette Giacometti, dont le siège social situé à Paris a été reconnu d’utilité publique en 2003. On peut y découvrir de nombreux tableaux et sculptures de Giacometti, mais également un centre de recherches et de documentation.

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