KLEIN William

Gun New-York, 1955

Photographewilliam klein-photographe-portrait-Artransfer

Né en 1928

 

Biographie

William Klein, né le 19 avril 1928 à New York, est un photographe américain, peintre, et réalisateur de films Il vit et travaille à Paris. En photographie, il a réalisé des livres marquants ayant pour thème des grandes villes: New York, Rome, Moscou, Tokyo et enfin Paris, où il vit depuis 1948 et qu’il aime cosmopolite, multiculturelle et multiethnique. Il a influencé des artistes comme Helmut Newton, Richard Avedon, Frank Horvat, David Bailey et Jeanloup Sieff. Il a aussi révolutionné le genre de la photographie de mode. Fils d’immigrés juifs hongrois, William Klein fait des études de sociologie puis effectue son service militaire. Le 13 juillet 1947, il se rend pour la première fois à Paris, en tant que G.I., et tombe amoureux de « la plus belle fille de Paris », Jeanne Florin, avec laquelle il vit et travaille pendant plus de 50 ans. Peu après il entre dans l’atelier de peinture de Fernand Léger. Il part vivre à La Garenne-Colombes et épouse Jeanne Florin.Au début des années 1950, Klein passe deux années à Milan afin de travailler avec des architectes italiens sur des peintures murales géométrique Hard-edge. En 1954, il rencontre Alex Liberman, directeur artistique de l’édition américaine de Vogue, qui lui propose un contrat et des moyens financiers pour poursuivre son travail. Il est l’un des photographes attitrés de Vogue avec Richard Avedon et Henry Clarke. Il part à New-York et réalise un « journal photographique » de son séjour. Il en tire un livre : New-York qui sortira au Seuil en 1956 appuyé par Chris Marker. Son travail photographique contraste avec tout ce qui s’était fait auparavant. Novateur, il suscite des réactions violentes et obtient le prix Nadar en 1957. Le livre devient très vite un livre de collection quasiment introuvable aujourd’hui sauf à des prix exorbitants. Deux maîtres de la photographie signent l’entrée de la photo dans l’art contemporain. Robert Frank et son ouvrage Les américains, et William Klein avec New-York, initient une véritable révolution : la photographie est considérée comme une rupture avec l’ancienne école et l’image propre, parfaite, autonome (Cartier-Bresson, Doisneau, etc.) : décadrage, flous, grains, mouvements et bougés, forts contrastes. Il adopte la leçon de Capa : « Si tes photos ne sont pas bonnes, c’est parce que tu n’es pas assez près ».

La photo doit bousculer. Elle est forte et ne prétend à aucune objectivité documentaire, le photographe est présent et peut mettre en scène, interagir avec le sujet : le regard caméra est dans ce sens percutant. Klein a su imposer un style et un regard instinctif à la photo. La réalité est vécue avec subjectivité et montrée comme elle est : parfois dérangeante, parfois violente. Fellini l’invite pour devenir assistant sur le film les Nuits de Cabiria. Le film est retardé et Klein en revient avec son album de photos Rome+Klein en 1958, puis Moscou et Tokyo qui furent des succès publiques et d’édition. Il fera Paris+Klein dans les années 2000. Il tourne plusieurs émissions pour l’émission Cinq colonnes à la une , notamment Les Français et la politique qui sera censurée. En 1966, il réalise un film qui aura initialement peu de succès mais deviendra bientôt une œuvre culte, Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? Pour ses photos de mode, il a réellement révolutionné le genre : ses mannequins n’ont pas les mains sur les hanches et leurs pieds ne prennent plus la position de danseuse classique et sont le plus souvent dans la rue. Un parfum de scandale entoure son œuvre. il amène de la modernité au milieu de la mode. Sa carrière de cinéaste est marquée par l’engagement, notamment auprès des Noirs dont il soutient les luttes pour exister au travers de personnages comme Mohamed Ali, Little Richard ou Eldridge Cleaver. En 1982 et en 2005, le Centre Pompidou lui consacre une grande rétrospective et coédite avec la maison d’édition Marval, RETROSPECTIVE, ouvrage de plus de 400 pages qui retrace ses travaux photographiques, films et peintures les plus importants. Il reviendra à la peinture avec ses contacts peints, faisant une sorte de synthèse entre la peinture et la photographie. William Klein a réalisé lui-même les maquettes de ses livres, voulant un « nouvel objet visuel », rompant avec le style classique d’une photographie sur une page avec des marges blanches et le texte explicatif sur l’autre. Il a été à l’origine d’un changement éditorial avec des doubles pages et des pleines pages sans marges de photographie, modernisant la lecture : les photographies apparaissent au lecteur comme un film.

Où trouver ses œuvres ?

Galerie le Réverbère

38 rue Burdeau- 69001 Lyon

 

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