MARINETTI Julien

Doggy John

Sculpteur- Peintre- Plasticien

Né en 1967

 

Biographie

De sa jeunesse parisienne, Julien Marinetti a connu les premiers émois artistiques et la bohème. Le hasard a voulu qu’il habite le qurtier de Saint Germain des Prés, juste au dessous de l’atelier que partagent deux célèbres plasticiens, Paul Belmondo et Edmond Heuzé. Fuyant l’école où il s’ennuie tant, il y passera des journées heureuses à littéralement avaler les œuvres d’art qu’il voit lentement se modeler. La leçon est immense. Chez ces deux maîtres et académiciens, il découvre les fondements du mystère de la création, et ses deux vertus majeures, patience et passion, ou si l’on veut travail et ardeur, la magie des alliances.

Depuis les grandes fenêtres de l’atelier, sur l’autre berge, on aperçoit la Cour Carrée du Louvre. Très tôt, il traverse la Seine et arpente l’étendue labyrinthique des salles du musée pour y copier et recopier sans cesse les grands Maîtres du passé; il y gagne en habileté et tout naturellement, l’adolescence venue, il décide de fréquenter l’atelier de la Grande Chaumière pour y apprendre l’art du Nu; il rentre ensuite aux Beaux-arts de Paris.

Il ne passera dans la fameuse institution que 48 heures, le temps de comprendre qu’il s’y sent étranger, en absence, comme Pierre Soulages l’avait expérimenté quelques décennies plus tôt.

La passion des rencontres et des défis mais à nouveau le hasard le pousse sur la route du peintre Jean Dewasne qui l’initie aux tonalités de la modernité et aux fameuses anti-sculptures, qui sont des sculptures métalliques peintes .

Pour ce dernier, les couleurs doivent briller, elles expriment une âme forte et vive, pleine d’éclat. Le jeune plasticien assistera dans l’atelier de la rue du Bourg Tibourg à la naissance des grandes fresques de l’Arche de la Défense. Cette révélation chromatique le mène inévitablement à fréquenter avec assiduité le Musée d’Art Moderne de Beaubourg. Figuration libre, expression narrative, Pop Art et même Cubisme fondent peu à peu avec toujours plus de force et de certitude son propre langage, sa grammaire intime.

Graduellement, son art de la sculpture évolue vers un académisme rigoureux sur lequel il applique en résonance des couleurs éclatantes et jubilatoires. Paradoxe, choc expérimental, sa recherche formelle particulièrement réaliste s’exprime à travers une matière de rêve, le bronze qui depuis l’antiquité exerce son attraction sur l’imaginaire des artistes. Ce mélange précieux et magique du cuivre, de l’étain et de l’argent, cette alchimie des métaux née à l’aube des premières civilisations, dialogue avec les audaces de la modernité. Peintes aux couleurs du Pop Art et de l’expressionnisme international, ses sculptures incarnent ce balancement des temporalités.

Par son art de la déclinaison qui découle de sa perception de la complexité du monde nouveau en quête de représentation, julien Marinetti envisage l’alliance de genres et de techniques apparemment dissemblables, pour s’approcher d’un langage idéal, simple et universel. Sculptures de chiens, dans des couleurs inattendues, émaillées ou bien vernies telles des carrosseries d’automobiles, la représentation de l’animal-chrysalide se métamorphose en un objet habité, rayonnant de vie. Ce « néo-animal » devient le spectateur discret mais privilégié de notre quotidien. Fidèle comparse de l’homme, Doggy John, comme il se nomme, en hommage au génie intemporel de John Galliano, lui même ami de doggy John est avant tout un témoin de notre temps qui nous fait basculer dans notre propre représentation inconsciente du monde.

Site officiel:

site de l’artiste

Où trouver ses oeuvres?

Galeries Bartoux

Galerie des Lices- Saint Tropez

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