La situation du marché de l’art selon Guillaume Cerutti

A l’occasion d’une interview accordée à Euronews en Avril 2013, Guillaume Cerutti, Président de Sotheby’s France, a admis que la crise économique internationale touchait elle aussi le marché de l’art mais de manière relative ou différenciée du fait que des individus, des collectionneurs très particuliers, et des objets individuels lui conféraient un caractère très spécial.

Ainsi donc face à une crise, les chefs d’œuvres , les pièces très rares avec une provenance prestigieuse n’étaient trop concernées par la crise en devenant au contraire davantage recherchées par les grands amateurs alors que les objets de valeur moindre, les tableaux d’intérêt réel mais moins marqués pouvaient de leur côté en être affectés puisqu’elle avait un impact un peu différencié, selon la qualité et l’importance de l’objet.

Guillaume Cerrutti

A la question de savoir si l’art représentait toujours un bon investissement et s’il pouvait être confronté au risque d’une bulle, Guillaume Cerutti a reconnu que les enchères records enregistrées à travers le monde pouvaient frapper les esprits et faire penser que le marché de l’art était un domaine protégé mais il a signalé que la réalité était plus nuancée du fait que nombre de secteurs étaient affectés par une baisse des acheteurs et par l’inquiétude suscitée par la situation économique mondiale.

les esprits et faire penser que le marché de l’art était un domaine protégé mais il a signalé que la réalité était plus nuancée du fait que nombre de secteurs étaient affectés par une baisse des acheteurs et par l’inquiétude suscitée par la situation économique mondiale.

Questionné sur le fait que le marché de l’art semblait réservé aux plus riches, il a indiqué que le marché de l’art était en réalité composé de plusieurs entités en dehors de celles des chefs d’œuvre du XXe siècle, des objets significatifs des arts d’Afrique ou d’Océanie et des arts asiatiques acquis par ces derniers et qu’il était toujours possible d’acquérir des œuvres  à des prix abordables, notamment des gravures de Picasso ou d’autres artistes importants.

Il a indiqué en outre que les acheteurs ont changé de profil depuis ces dernières années avec l’émergence de clients russes, chinois, indiens ou sud-américains venus renforcer le contingent des amateurs potentiels longtemps constitué d’Américains ou d’Européens tandis que d’autres disciplines ont évolué rapidement, notamment la photographie, tout en reconnaissant que la France, restée longtemps à la première place du marché jusqu’à la fin des années 1970 avait considérablement perdu du terrain face à sa mondialisation pour être dépassée par des pays qui se sont montrés plus dynamiques pour attirer des acheteurs sans compter que le marché a été particulièrement sensible à la fiscalité et aux réglementations qui sont décisives pour les ventes.

Evoquant la crise de confiance qui a résulté de la crise de 2008 et causé une rétractation du marché puis un rebond de celui-ci entre 2010 et 2011, Guillaume Cerutti a admis qu’il y avait eu un recul en 2012 et que l’année 2013 était soumise à des facteurs de risque, ce qui rendait les acheteurs plus prudents.

Il n’y a pas grand chose à redire aux commentaires de Guillaume Cerutti à part le fait que sa vision se limite plutôt à la sphère de Sotheby’s et des grandes maisons de ventes aux enchères et qu’elle reste de ce fait bien plus optimiste que celle des analystes du marché de l’art qui s’inquiètent sérieusement de son effondrement progressif au niveau des ventes d’œuvres  de moyenne qualité tandis que nombre de marchands sont de plus en plus acculés par la crise car il va sans dire que le marché ne pourra pas longtemps reposer essentiellement sur les achats effectués par quelque 300 milliardaires à travers la planète.

les esprits et faire penser que le marché de l’art était un domaine protégé mais il a signalé que la réalité était plus nuancée du fait que nombre de secteurs étaient affectés par une baisse des acheteurs et par l’inquiétude suscitée par la situation économique mondiale.

Questionné sur le fait que le marché de l’art semblait réservé aux plus riches, il a indiqué que le marché de l’art était en réalité composé de plusieurs entités en dehors de celles des chefs d’œuvre du XXe siècle, des objets significatifs des arts d’Afrique ou d’Océanie et des arts asiatiques acquis par ces derniers et qu’il était toujours possible d’acquérir des œuvres  à des prix abordables, notamment des gravures de Picasso ou d’autres artistes importants

Il a indiqué en outre que les acheteurs ont changé de profil depuis ces dernières années avec l’émergence de clients russes, chinois, indiens ou sud-américains venus renforcer le contingent des amateurs potentiels longtemps constitué d’Américains ou d’Européens tandis que d’autres disciplines ont évolué rapidement, notamment la photographie, tout en reconnaissant que la France, restée longtemps à la première place du marché jusqu’à la fin des années 1970 avait considérablement perdu du terrain face à sa mondialisation pour être dépassée par des pays qui se sont montrés plus dynamiques pour attirer des acheteurs sans compter que le marché a été particulièrement sensible à la fiscalité et aux réglementations qui sont décisives pour les ventes.

Evoquant la crise de confiance qui a résulté de la crise de 2008 et causé une rétractation du marché puis un rebond de celui-ci entre 2010 et 2011, Guillaume Cerutti a admis qu’il y avait eu un recul en 2012 et que l’année 2013 était soumise à des facteurs de risque, ce qui rendait les acheteurs plus prudents.

Il n’y a pas grand chose à redire aux commentaires de Guillaume Cerutti à part le fait que sa vision se limite plutôt à la sphère de Sotheby’s et des grandes maisons de ventes aux enchères et qu’elle reste de ce fait bien plus optimiste que celle des analystes du marché de l’art qui s’inquiètent sérieusement de son effondrement progressif au niveau des ventes d’œuvres  de moyenne qualité tandis que nombre de marchands sont de plus en plus acculés par la crise car il va sans dire que le marché ne pourra pas longtemps reposer essentiellement sur les achats effectués par quelque 300 milliardaires à travers la planète.

 

 

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