L’art contemporain en ses chapelles

Comment se renouveler et surprendre encore après vingt et une éditions de « L’art dans les chapelles » ?

En misant sur la qualité des artistes et de leurs propositions. Sélectionnés par les directeurs artistiques Émilie Ovaere-Corthay et Karim Ghaddab, ils sont cette année une vingtaine, de Laurette Atrux-Tallau à Mounir Fatmi en passant par Pierre Labat, Guillaume Millet, Maude Maris, Saverio Lucariello ou Baptiste Roux, à investir vingt-six chapelles des XVe et XVIe siècles. Des endroits magnifiques, en pleine nature, souvent cachés (l’extraordinaire chapelle troglodyte Saint-Gildas, à Bieuzy, qui accueille Yves Chaudouët), et pour nombre d’entre eux, habituellement fermés au public.

« Le choix des artistes se fait en fonction de la capacité qu’a leur oeuvre à dialoguer avec l’espace. Ils doivent prendre en compte l’histoire et la temporalité des lieux, mais également les contraintes des traces d’interventions passées, des cycles picturaux et sculpturaux anciens aux interventions contemporaines qui s’y sont succédé », explique Émilie Ovaere-Corthay. Le cahier des charges est le même pour tous les invités et, à quelques exceptions près, la plupart des projets induisent une production spécifique.

Certaines créations sont d’ailleurs réalisées in situ dans le cadre d’une résidence. «Comment un artiste peut-il s’insérer dans un édifice qui, fondamentalement, n’a pas besoin de lui ? Des échanges de regards sont-ils possibles entre les fidèles qui ont un usage religieux de la chapelle et les visiteurs qui vont y voir d’abord un lieu d’exposition ? Dans quelle mesure l’oeuvre est-elle influencée, ou non, par cet espace singulier, ces matériaux, ces images, ces histoires ? », s’interroge Karim Ghaddab.

Conscient de l’enjeu et de leur responsabilité, les artistes qui participent à l’édition 2013 apportent leurs réponses personnelles à ces questions. Pour les découvrir, quatre circuits balisés d’une dizaine de kilomètres incluant la visite de trois expositions sont proposés au public (idéal pour les adeptes du vélo), mais chacun est évidemment libre de composer son propre parcours, au gré de ses envies. L’accès aux sites est entièrement gratuit, et dans chaque édifice, un guide répondra à vos questions. Alors n’hésitez plus, au coeur de l’été, profitez de la fraîcheur des chapelles…

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