pascALEjandro, L’androgyne alchimique, à la galerie Azzedine Alaïa à Paris du 28 avril au 18 juin 2017

28/04 > 18/06

La galerie Azzedine Alaïa consacre une très belle exposition au couple pascALEjandro, Pascale Montandon-Jodorowsky et Alejandro Jodorowsky.

Sous la magnifique verrière de la galerie, que je vous recommande d’aller voir, on pourra admirer une trentaine d’oeuvres anciennes empruntées à d’importantes collections privées, et une trentaine d’oeuvres récentes, mélanges de pastel sec et aquarelle d’une poésie rare.

Alejandro Jodorowsky est cinéaste, poète, scénariste de bandes dessinées et Pascale Montandon-Jodorowsky, peintre, créatrice de costumes et de décors, c’est en ces termes qu’il parle de leur couple et de leur oeuvre:

 

« Nos tableaux sont nos enfants, ça participe de la même énergie, la création d’une troisième entité qui n’existerait ni sans l’un ni sans l’autre et qui a sa vie propre. On aide cette entité, cet enfant symbolique, à grandir, se développer, on le présente au monde. Cette fusion artistique pour la création d’un troisième artiste ne serait pas possible sans le niveau de relation que nous avons en tant que couple. »

Pascale Montandon-Jodorowsky

« Quand deux personnes s’unissent pour faire de l’art, elles doivent le faire avec leur âme. Je pense que l’art actuel a dégénéré avec l’opportunisme. On lit le journal, on voit les derniers problèmes politiques et économiques et on fait une œuvre scandaleuse. Quel est le but de l’art ? C’est critiquer le monde ? Non, c’est construire et reconstruire le monde. Si on ne peut pas changer le monde, il faut se changer soi-même. Pour cela, il faut arriver au sens de l’amour, se réunir dans l’union sacré du couple qui conduit à la création d’un nouveau monde. »

Alejandro Jodorowsky

 « La magie du hasard a voulu que les trois dernières lettres de mon prénom soient les trois premières lettres du prénom d’Alejandro, comme si le destin avait décidé de cet enfant symbolique à venir. »

Pascale Montandon-Jodorowsky

« Nous voulons proposer une autre vision, un autre éclairage que ce que propose bien trop souvent l’art contemporain aujourd’hui, qui est le constat d’un monde en dérive. Mais pour ça, on a la sociologie, le journalisme… L’art doit nous mener ailleurs, on a perdu le rapport au sacré, à la spiritualité, dans un sens non religieux. L’art doit parler du mystère de la vie, de la création, l’invisible, l’intouchable, l’impalpable ; le processus même de création est très mystérieux. »

Pascale Montandon-Jodorowsky