Vente art urbain Maison Digard – Hôtel des ventes Drouot

Le vendredi 25 octobre 2013 s’est tenue à l’Hôtel Drouot, une vente d’œuvre de Street Art organisée par la maison Digard. Il s’agit d’une exposition test pour cette maison, qui a aligné ses prix sur ceux de d’autres maisons de vente ayant déjà réalisé des ventes de Street Art, telles qu’Artcurial en France mais principalement des maisons britanniques.

En effet, depuis 2000 on observe sur le marché de l’art, un intérêt grandissant pour les œuvres de Street Art, et depuis 2007 un réel engouement de la part des collectionneurs et des maisons de vente pour ce mouvement.

La fourchette des prix est assez large, car il est difficile d’estimer cet art encore nouveau et singulier dans le monde de la collection. Cette vente comprenait des œuvres estimées entre 1000 et 900 000 € selon la renommée de l’artiste, la taille et le support jouant peu. Il est impossible de hiérarchiser les différents supports qu’utilisent les street artist. Ainsi panneaux de circulation, boites aux lettres, morceaux de tôle côtoient tapis, toiles, morceaux de papiers, tissus, dans une harmonie parfaite.

Les estimations commencent à 1000/2000 € pour les artistes les moins connus comme David Elis, Mode 2 ou Pure Evil. Entre 6000 et 10 000 €, on retrouve Miss Tic et Blek Le Rat. La surprise est Banksy dont les premières estimations sont à 5000. Evidemment, d’autres oeuvres atteignent les 17 000€. Sans surprise, on retrouve en haut du tableau les grands noms comme Haring (500 000- 700 000) et Basquiat (600 000- 900 000) A noter la présence d’une sérigraphie du célèbre Damien Hirst estimée entre 12 000 et 15 000 €.

Dans le cadre de cette vente exceptionnelle et dans le contexte de la FIAC, la maison Digard a organisé à l’Hôtel Drouot des conférences sur ce mouvement difficile à cerner, avec également des performances d’artistes. Le Street art a vocation à devenir un incontournable des salles des ventes même si cela peut paraître en contradiction avec la volonté originelle d’éphémère, d’anti- conformisme de ce mouvement. L’institutionnalisation du mouvement marque une réelle volonté de conservation, conservation d’un phénomène de société et d’une manière singulière de regarder la ville.

Par cette vente, Drouot assoit encore un peu plus la reconnaissance du Street-Art en tant que mouvement artistique à par entière. La maison parle ainsi d’art urbain mais surtout d’art contemporain du XXIème siècle. Cette appellation présage ainsi de beaux jours au Street Art.

 

 

 

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